Justice
Haute Cour militaire : la défense du général Tshiwewe réclame sa liberté provisoire
Le général Christian Tshiwewe comparaît devant la Haute Cour militaire pour plusieurs chefs d'accusation graves. Sa défense a demandé sa mise en liberté provisoire lors de la troisième audience d'instruction tenue le 21 juillet 2026.
Le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), comparaît devant la Haute Cour militaire avec dix autres officiers généraux et un civil pour des faits graves, notamment complot, trahison et détention illégale d’armes. Ces accusations, pour lesquelles les prévenus encourent la peine de mort, ont été examinées lors de la troisième audience d’instruction tenue le 21 juillet 2026 à Kinshasa. La défense a profité de cette audience pour réclamer la liberté provisoire du général Tshiwewe, comme indiqué dans le compte rendu de l’audience.
Les avocats du général ont dénoncé des irrégularités dans la procédure depuis l’arrestation de leur client. Ils ont souligné que le général Tshiwewe a été privé de liberté et conduit à la prison de Ndolo sans procès-verbal ni notification officielle de son arrestation. Cette détention a duré plus de trois mois, ce qui, selon la défense, justifie la demande de liberté provisoire. Ces arguments s’inscrivent dans une stratégie visant à contester la régularité de la procédure pénale engagée contre l’ancien conseiller militaire du Chef de l’État.
La Haute Cour militaire a pris note de la demande mais n’a pas encore rendu de décision sur la mise en liberté provisoire. Le tribunal poursuit l’instruction de cette affaire complexe qui implique plusieurs officiers généraux et un civil, poursuivis pour huit chefs d’accusation : complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline. La suite du procès déterminera la position de la Cour sur la requête de la défense.